Jolie Addiction • Votre nouvelle source francophone sur l'actrice Angelina Jolie

10 juin - Sommet sur les violences sexuelles

Angelina Jolie et le Ministre des Affaires étrangères britannique, William Hague, ont ouvert hier, 10 juin, à Londres un Sommet "sans précédent" sur les violences sexuelles pendant les conflits et l’utilisation du viol comme arme de guerre. Il s’agit du plus grand événement jamais consacré au sujet réunissant des délégations de plus de 100 pays, représentants gouvernementaux, ONG, religieux, experts militaires et juridiques, associations humanitaires et membres de la société civile. Au total, 48 ministres des Affaires étrangères sont attendus pendant ces quatre jours au côté de ceux et celles qui étaient ou sont encore en première ligne : victimes, témoins et acteurs du terrain.

Outre les échanges officiels, l’événement propose également un programme ouvert au public, le Summit Fringe, avec des ateliers, des conférences, des expositions et du cinéma muet pour éveiller les consciences, combattre l’impunité et créer un élan irréversible qui puisse déboucher sur des actions concrètes sur le terrain.

Selon les chiffres des Nations Unies, 36 femmes et filles sont violées chaque jour en République Démocratique du Congo où l’on estime à plus de 200 000 le nombre de victimes de violences sexuelles depuis 1998. Entre 250 000 et 500 000 femmes ont été violées au cours du génocide du Rwanda en 1994, plus de 60 000 lors du conflit en Sierra Leone et au moins 20 000 pendant le conflit en Bosnie au début des années 90.

+ 151 photos | Humanitaire | 2014 | 10 juin - Sommet sur les violences sexuelles - Londres

"C’est un mythe de croire que le viol fait inévitablement partie des conflits. Il n’y a rien d’inévitable à ce propos. Il s’agit d’une arme de guerre qui vise les civils. Cela n’a rien à voir avec le sexe, mais tout à voir avec le pouvoir. Le viol est utilisé pour torturer et humilier des innocents, souvent de très jeunes enfants", a déclaré Angelina Jolie lors de son discours d’ouverture. "J’ai rencontré des survivants en Afghanistan et en Somalie, ils sont comme nous, à une différence près : nous vivons dans des pays sécurisées, où nous pouvons nous tourner vers des médecins quand nous sommes blessés, vers la police quand nous sommes menacés et vers les institutions qui nous protègent. Eux vivent dans des camps de réfugiés ou dans des rues bombardées, dans des zones où il n’y a ni loi, ni protection, ni même espoir de justice. Ils luttent pour garder leurs enfants en sécurité, et si l’une avoue avoir été violée, elle doit faire face à plus de violence et à l’exclusion sociale. D’autres survivants vivent dans des pays où la guerre est terminée, mais où la paix n’a pas amené plus de justice. Nous, la communauté internationale, nous en sommes responsables. Nous devons faire voler en éclat cette culture de l’impunité et faire de la justice la norme, non plus l’exception, pour ces crimes. Il nous faut trouver une volonté politique mondiale de traiter cette question en priorité. Il faut un engagement fort pour poursuivre les auteurs de ces crimes, pour trouver des solutions appropriées pour protéger les personnes vulnérables et aider les pays les plus touchés. Nous avons besoin que toutes les armées, toutes les troupes de maintien de la paix et toutes les forces de police soient formées à la prévention des violences sexuelles. Plus de 100 pays seront représentés lors de ce sommet, nous leur demanderons d’appliquer ces mesures. Nous avons vraiment besoin de votre aide. Cela fait trop longtemps que ce sujet est tabou. Le viol en temps de guerre est un crime qui perdure à cause du silence et du déni. Les survivants en portent encore les stigmates, causant des sentiments de honte et de dévalorisation. Cela alimente l’ignorance et l’idée que le viol aurait quoi que ce soit à voir avec des pulsions sexuelles normales. Mais surtout, cela permet aux violeurs d’échapper aux poursuites. Ils se sentent au-dessus de la loi, car celle-ci les atteint rarement et la société les tolère. Eleanor Roosevelt a dit : "Le destin de l’humanité est entre les mains de tous les citoyens et de toutes les communautés". Ce mal continuera à ruiner la vie de millions de personnes, à moins que nous fassions de ce sommet un tournant. Nous devons diffuser un message à travers le monde : il ne faut pas avoir honte d’avoir été victime d’une agression sexuelle. C’est l’agresseur qui doit avoir honte. C’est un travail nouveau et sans précédent que nous devons faire, peu importe les frontières et les religions, en rassemblant gouvernements et populations, et en faisant face à la question de toutes les manières possibles. Ainsi nous pourrons mettre un terme à l’utilisation du viol et des agressions sexuelles comme arme de guerre. Nous pouvons vraiment le faire. Merci d’être là aujourd’hui, de nous rejoindre dans ce combat et je nous souhaite à tous un sommet concluant".

Ce forum bénéficie du soutien de personnalités diplomatiques éminentes telles que le Pape François, qui a salué l’initiative, et John Kerry qui sera présent à la conférence vendredi avec la bénédiction de Barack Obama. Le secrétaire d’État américain qui estime qu’il faut considérer le viol en temps de guerre comme un crime international majeur et plus seulement comme la conséquence inévitable de tout conflit. La styliste britannique Stella McCartney était également présente pour apporter son soutien.



En fin de journée, William Hague et Angelina Jolie ont été reçus par le Premier Ministre britannique David Cameron dans sa résidence au 10 Downing Street de Londres.

+ 061 photos | Humanitaire | 2014 | 10 juin - Entretien avec David Cameron - Londres

Laissez un commentaire

Nom :

E-mail :
(Optionnel)
Smile :
smile wink wassat tongue laughing sad angry crying 


| Forget Me
Content Management Powered by CuteNews
Jolie Addiction • Votre nouvelle source francophone sur l'actrice Angelina Jolie